Conférence MétroFabLab #18
Paul Landauer — Post-démolition. L’architecture face aux nouvelles ruines
Nous sommes aujourd’hui confrontés à un paradoxe majeur : il faudrait construire un monde nouveau, mais nous n’avons plus les moyens de le faire. Les vastes enjeux du climat et des limites planétaires doivent donc s’envisager à l’intérieur des situations déjà construites. Mais comment convertir des sols et des bâtiments dégradés — ruines potentielles ou avérées — en substrats d’un monde durable ? La plupart des artefacts au sein desquels nous évoluons ont en effet été construits au cours du dernier siècle ; à ce titre, ils sont très largement responsables des dérèglements écologiques que nous subissons aujourd’hui. Les main¬tenir ne peut s’envisager sans reconsidérer la capacité de ces mêmes arte¬facts à compenser des perturbations dont ils sont eux-mêmes la cause. Il ne suffit donc pas de substituer la transformation à la construction ; il nous revient également d’aborder les questions techniques et théoriques que pose aujourd’hui la réparation d’un héritage chargé – en quantité comme en désordre – avec lequel nous sommes désormais contraints de nous arranger.
Le Challenge APERAU est remporté par Grenoble !
1er prix du jury et 1er prix du public au Challenge APERAU pour l'Institut d’Urbanisme et de Géographie Alpine, avec une délégation intégralement issue du Master AUEP. Bravo à l’équipe lauréate !
Conférence MétroFabLab #17
Emmanuelle Bonneau — Recherche-action-formation : un projet territorialiste
Transformer les pratiques de l’urbanisme implique d’envisager conjointement le changement des politiques publiques qui gouvernent l’action technique et l’enseignement qui conduit à ces pratiques. Le parcours d’Alberto Magnaghi (1941-2023), fondateur de l’école territorialiste italienne, est manifeste de cette articulation entre une recherche qui passe par l’implication dans l’action et conduit à une révolution de la formation pour répondre aux défis socio-environnementaux de notre temps.
Une émission radiophonique organisée par les M1 AUEP !
Luttes environnementales et contestations des projets urbains Comprendre les mobilisations citoyennes face aux grands projets urbains
Avec Stéphane Tonnelat, ethnographe, enseignant à l’EHESS, chargé de recherche au CNRS. Auteur de Sauver les terres agricoles (2026), éditions Seuil.Une rencontre organisée dans le cadre du séminaire « Les controverses de la ville néolibérale », encadré par Marine Bourgeois (Sciences Po Grenoble, Pacte) et Grégory Busquet (IUGA, Pacte).
Conférence MétroFabLab #16
Yvan Okotnikoff — Urbanisme de bifurcation ? Retours de terrains opérationnels
Certains, parmi les plus fins observateurs du projet urbain contemporain (F. Fromonot, A. Lortie…), partagent le même constat : la ville semble aujourd’hui davantage conditionnée par les outils disponibles (économiques, politiques, juridiques, fonciers…) que par la volonté des acteurs qui les manipulent.Cette hypothèse est particulièrement inquiétante à un moment où les rapports scientifiques (GIEC, UICN…) indiquent que nous sommes désormais entrés dans une nouvelle ère où l’incertitude est la seule certitude. À partir de quelques retours de terrains opérationnels récents, nous proposons d’esquisser quelques pistes pour plonger dans la zone de turbulence avec l’ambition de garder – ou reprendre – le contrôle de l’appareil.
Conférence MétroFabLab #15
Federico Diodato — A la recherche l’Eutopie. Généalogie de la tradition territorialiste
C’est souvent dans les moments de crise que se sèment les graines de la renaissance, nous rappelle Patrick Geddes à la fin du 19ème siècle. À partir de cette phrase, la présentation propose de retracer la généalogie qui a vu naître la tradition « territorialiste ». Au fil du temps et à travers les continents, cette tradition s’est ramifiée, révélant à la fois ses promesses et ses limites. Elle a néanmoins toujours porté une « Eutopie » — le « bon lieu » fondé sur la coopération entre les êtres vivants et leur milieu de vie — non pas une utopie irréalisable, mais un horizon de pensée ancré dans les spécificités locales. Une démarche qui retrouve aujourd’hui toute son actualité face aux crises multidimensionnelles auxquelles nous sommes confrontés, une graine à partir de laquelle envisager le projet de territoire et repenser son enseignement.
Exposition « Héritage(s) Métropolitain(s) »
Au cœur du nouvel éco-quartier Flaubert, dissimulé dans la végétation du « sourire vert » grenoblois, le bâtiment de l’ancienne Chambre de l’Agriculture de Grenoble s’inscrit le long de l’avenue Marcelin Berthelot non loin de l’arrêt de Tram MC2. La Ville de Grenoble s’interroge sur le devenir de ce bâtiment de plus 3000m² construit en 1982 et vide depuis 2018. À travers quatre projets les étudiant·es du master AUEP ont imaginé les futurs possibles du quartier ! Leurs projets ont été exposés dans le cadre de la Biennale des Villes en Transition au Palais des Sports de Grenoble.
Conférence MétroFabLab #14
Stéphane Ghiotti — Les territoires de l’eau à l’heure des transitions
Cette intervention explore la manière dont les territoires de l’eau se recomposent face aux multiples transitions en cours, qu’elles soient d’ordre climatique, écologique, social, économique ou politique. À partir d’exemples concrets issus de recherches menées en Méditerranée et dans des contextes littoraux, elle interrogera les tensions entre les injonctions à la gestion intégrée ou encore l’adaptation et la pluralité de l’action publique, et la diversité des usages locaux des ressources en eau. En mobilisant une approche géographique, la conférence vise à alimenter les réflexions sur les modalités d’articulation entre aménagements, « design territorial » et politiques de l’eau dans un contexte de vulnérabilité et d’incertitude croissantes et d’innovations nécessaires. Méditerranée, en France, au Maroc et au Liban en particulier.
Conférence MétroFabLab #13
Axelle Grégoire — Phytographia Sur la fabrique graphique de l’arbre dans le projet urbain
Cette enquête sur la fabrique graphique de l’arbre dans le projet urbain (création, standardisation, bifurcation) s’intéresse au dessin comme outil de cognition pour repenser la relation au vivant végétal. Proposant d’explorer de manière transdisciplinaire la façon dont les concepts écologiques peuvent guider le geste de dessin pour ouvrir des possibles, l’objectif de cette recherche est de déplacer les savoirs scientifiques ; des marges de la fabrication de l’image au centre de la table à dessin.
Conférence MétroFabLab #12
Fanny Lopez — Techno-régionalisme : territorialiser le génie électrique
Cette conférence propose d’interroger les imaginaires spatiaux du génie électrique et de souligner le caractère idéologique et politique de la distribution électrique. En questionnant les figures de l'architecture réseau et en proposant la notion de techno-régionalisme, nous tenterons de mettre en perspective d’autres imaginaires réticulaires pour une transition infrastructurelle et énergétique territoriale.
Conférence MétroFabLab #11
Patrick Henry — Des tracés aux traces Considérer les sols pour un urbanisme à la mesure des territoires
L’approche par les sols apparaît comme une démarche opératoire et complémentaire au cadre normatif du Zéro Artificialisation Nette (ZAN). Elle invite à territorialiser les objectifs de sobriété foncière, rend sensibles, concrets et probablement plus appropriables ces objectifs pour les territoires en proposant de nouveaux modèles ajustés aux spécificités locales.
Colloque de Cerisy
Vers des politiques des cycles de l'eau
Un événement organisé par Mathias Rollot (architecte ENSAG, CRESSON) et Marin Schaffner (auteur et traducteur) avec l’appui des étudiant·es AUEP. Réalisation d’un podcast.
Séminaire de recherche
Mikaël Dupuy Le Bourdellès — « Revitaliser » le centre des villes moyennes : action publique et (im)mobilités résidentielles
Depuis le milieu des années 2010, de nombreuses villes moyennes françaises ont élaboré des projets de revitalisation pour leurs centres-villes, notamment sous l’impulsion de l’État. Dans ces quartiers, la propriété et le secteur locatif privés sont prédominants. En même temps, les villes moyennes bénéficient de moins de moyens, d’outils et d’opérateurs d’aménagement et de production immobilière que des villes plus peuplées. En dépit de ces difficultés et malgré le peu de prise qu’ils ont sur les évolutions de l’occupation sociale dans les quartiers centraux, les acteurs publics locaux des villes moyennes cherchent à mettre en place des politiques de peuplement dans les centres-villes. Pour comprendre ce paradoxe, a été mis en œuvre un protocole associant une analyse statistique à celle de données qualitatives, recueillies au travers d’une analyse documentaire, d’une campagne d’entretiens et d’une observation participante.
Journée de rencontres des Alumni AUEP
Au programme, des temps d’échanges et une conférence de Laurent Matthey (Université de Genève).
Hugo Périlleux Sanchez — La théorie de la rente foncière et le marché locatif résidentiel
Le problème des loyers élevés est le plus souvent analysé par le biais des locataires et les conséquences sur ces derniers : suroccupation des logements, expulsions, impacts sur les budgets des ménages, conséquences sur la santé etc. L’analyse par la théorie de la rente invite à changer de point de vue et étudier non plus uniquement les locataires qui sont contraints de payer ces loyers mais également les propriétaires qui reçoivent cette rente. De plus, la théorie de la rente fournit des éléments de compréhension utiles sur le fonctionnement du marché locatif résidentiel. Je propose de présenter une synthèse de la théorie de la rente foncière et de montrer en quoi elle peut être pertinente pour analyser le marché locatif résidentiel en m’appuyant sur des données de propriété et de loyers portant sur le cas de Bruxelles, ainsi que de résultats issus de la littérature portant entre autre sur la cas français.
Maryame Amarouche — Densité, mixité, durabilité. Politiser le contrôle de l’étalement urbain depuis les périphéries métropolitaines
La présentation propose de discuter les injonctions qui s'imposent aux territoires périurbains depuis le tournant des années 2000 sous la bannière du contrôle de l'étalement urbain. En mobilisant l'entrée de l'urbanisme et du logement, nous explorerons les enjeux de densification, de production de logements sociaux, de contrôle de l'ouverture de terrains à l'urbanisation pour analyser la manière dont les acteurs politiques locaux font valoir leurs intérêts. Au croisement de l'impératif réglementaire et de la construction de politiques publiques locales, la présentation à vocation à analyser la diversité des espaces périurbains et à mettre en exergue une lecture véritablement politique du contrôle de l'étalement urbain.
Conférence MétroFabLab #10
Michel Favre — Dessine-moi une rivière
S’écoulant à Genève depuis la France voisine, la rivière l’Aire est le théâtre d’un vaste projet de restauration pour la libérer de 100 ans de canalisation, pollution et dégradations. Le processus de renaturation accompagne une profonde réflexion sur le paysage et le rôle de l’Homme dans la Nature. Tourné durant plus de 3 ans, le film « Dessine-moi une rivière » suit les ouvriers dans leurs travaux de restauration de la rivière et des milieux naturels adjacents. Guidé par les dessins de l’architecte Georges Descombes et du groupement Superpositions, le film méandre entre les saisons et les étapes de constructions, au fil d’une douce musique intérieure qui dévoile les enjeux planétaires de ce petit morceau de territoire. Un film fleuve pour une petite rivière.
Conférence MétroFabLab #9
Nadia Arab — L’agir métropolitain comme objet de recherche
Au cours de cette conférence, Nadia Arab reviendra sur une recherche consacrée à l’action publique dans la fabrique métropolitaine. L’accent sera mis sur le processus de recherche. Nous verrons ainsi la trajectoire d’un travail qui, parti d’une recherche action visant à accompagner le renouvellement de l’action publique dans une ville en décroissance examine, de façon rétrospective, politiques et projets urbains métropolitains pour comprendre la situation actuelle et mettre à jour des phénomènes structurants, invisibilisés au cours des 30 dernières années autant par les recherches sur les métropoles que par les pratiques en faveur des métropoles. écosystèmes d’innovation pour la ville durable et inclusive
Conférence MétroFabLab #8
Hélène Noizet — Principes temporels de la morphologie urbaine
De quelle manière le rapport au temps structure la morphologie urbaine ? En explorant l’articulation temporelle entre projets et processus. Car la fabrique urbaine est un processus qui comporte une série de projets, en général disjoints (ce ne sont pas les mêmes acteurs au même moment, et ils ont à chaque fois une finalité propre), mais réactivant ou modifiant des structures spatiales héritées. Pour produire un espace urbain qui fait sens, on gagne à suivre, dans la longue durée, la transmission des formes urbaines par leur transformation d’usage.
Colloque
Devenirs des métiers de la fabrique des territoires habités. Émergences. Trans’formations. Hybridations. Floutages
Un événement organisé avec l’appui des étudiant·es de Master 2 AUEP, sous la direction de Théa Manola et Roberta Ghelli.
Conférence MétroFabLab #7
Laurent Matthey — La fabrique métropolitaine, entre communication et participation
Des chercheurs se sont intéressés aux imaginaires que l’urbanisme mobilise. D’autres ont réfléchi aux histoires que des habitants racontent quand ils sont impliqués dans des projets d’aménagement. D’autres encore ont montré comment la puissance narrative des projets de planification facilite leur réalisation, en persuadant un public de leur intérêt. Au début des années 2000, la proximité du storytelling avec la communication politique a conduit à un renouvellement des approches critiques. Des lectures plus foucaldiennes ont fait du récit instrument de gouvernementalité. Ces approches s’inscrivent souvent dans un modèle linéaire de l’usage du récit en urbanisme. J’aimerais proposer, en puisant dans les media studies, un modèle plus sensible à la diversité de médias et supports mobilisés pour narrer les politiques d’aménagement ainsi que les artefacts (documents, projets…) qui en découlent. Un modèle de surcroît plus apte à décrire l’hybridation croissante de la communication et de la participation dans la fabrique métropolitaine.
Participation au challenge APERAU
Trois étudiant·es du M2 AUEP et une étudiante du M1 UPU de l’IUGA sont allé·es à Paris pour représenter l’Institut d’urbanisme et de géographie alpine face à 9 autres équipes francophones. Cette année la commande avait pour question : « s’il vous plaît le quartier de la gare ? » en référence au chantier de la future gare du grand Paris express de Noisy Champs (à l’est de Paris). L’équipe grenobloise a proposé un projet intitulé « Quartiers vivants quartiers mouvants » autour d’une méthodologie originale s’appuyant sur de l’acupuncture urbaine et une réflexion sur la biodiversité et les îlots de fraîcheur, ce qui leur a permis d’arriver sur la troisième place du podium.
Conférence MétroFabLab #6
Pascal Amphoux — Vers un urbanisme de l'incertitude Ou comment dépasser le « projet urbain » ? (2)
L'histoire récente de l'urbanisme peut être décrite comme une séquence de trois périodes dont la superposition est peut-être génératrice du climat d'incertitude dans lequel se déploient les modes de production de la ville contemporaine. La première est celle de « l'urbanisme programmatique », la seconde est celle d'un « urbanisme de projet », la troisième, encore naissante, pourrait mériter le nom d'« urbanisme de l'incertitude ». Cette troisième période, encore balbutiante, cherche ses marques et ses concepts pour relever les défis de l'anthropocène. Nous en proposerons et discuterons trois : les confins du territoire, le récit du lieu et l'utopie opératoire.
Conférence MétroFabLab #5
Philippe Panerai — La ville de demain ou comment dépasser le « projet urbain » ?
La ville d’aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec celle du siècle passé : urbanisation diffuse, centres commerciaux et grands équipements isolés, lotissements sécurisés… Les territoires sont parfois difficiles à nommer et cette dispersion accentue les fractures sociales. Face à ce constat, les avis divergent : faut-il exclusivement défendre les métropoles au nom d’un ruissellement économique qui profiterait à tous, ou se ranger du côté des territoires berceaux de l’authenticité ? Les propositions de Philippe Panerai plaident pour une complémentarité des centres et des périphéries, pour une diversité des manières d’habiter et de vivre, et propose des pistes pour y parvenir. Il traite des dispositions et des formes de la ville de demain en privilégiant le respect des équilibres environnementaux, car le travail des urbanistes et les décisions qu’il implique ne peuvent plus ignorer aujourd’hui la fragilité de notre monde et l’urgence d’y remédier.
Conférence MétroFabLab #4
Catherine Maumi — L’actualité du projet métropolitain de Frederick Law Olmsted
La crise sanitaire nous a récemment rappelé l’importance de l’arbre pour les habitants des villes, non seulement comme « poumon » permettant de dépolluer l’air ou comme « climatiseur » régulant les températures estivales, mais aussi comme pacificateur des esprits éprouvés par le stress de la vie quotidienne. Le paysagiste Frederick Law Olmsted (1822-1903), conscient de ces différents bienfaits procurés par la nature, œuvra à l’invention d’un nouveau projet métropolitain dont l’armature – verte – était constituée de parcs, parkways, park systems, suburbs. Chacun de ces éléments du « système » était conçu de manière à offrir à la population américaine des conditions de vie plus saines et des espaces publics accessibles à tous. A l’heure où les métropoles sont invitées à contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique et à proposer des espaces urbains plus apaisés, les propositions d’Olmsted conservent toute leur actualité et pertinence.
Conférence MétroFabLab #3
André Lortie — De quoi l’urbanisme est-il le projet ?
Alors que les questions environnementales s’imposent de manière pressante aux acteurs de la production et de la gestion des territoires, force est de constater que les réponses qu’ils y apportent continuent d’être majoritairement standardisées. Quelles sont ces forces qui imposent ces solutions urbaines et architecturales, alors que notre intelligence des lieux et des situations sait si bien mettre en évidence ce qui les caractérise et les singularise ? Et si l’urbanisme, comme champ d’action rassemblant un ensemble de dispositifs qui contribue au contrôle de la société industrielle et de l’activité de ses membres, répondait à un projet d’intensification de ses fonctions de production et de consommation, qui le surplomberait et le surdéterminerait ? Quelles pistes esquisser alors pour en (re)prendre le contrôle ? Mieux comprendre la généalogie de l’urbanisme s’avère utile pour en faire une critique et s’interroger sur ce dont il devrait être le projet.
Conférence MétroFabLab #2
Nicolas Douay — Quelle boussole des fabriques métropolitaines contemporaines ? Une analyse critique et prospective des transitions et transformations territoriales
Le contexte de changement rapide, de multiples transitions et de transformation de nos territoires et de nos sociétés interroge les conditions contemporaines des fabriques métropolitaines. Face aux enjeux et impératifs écologiques, mais également sociaux, économiques et politiques, nous avons besoin de renouveler les cadres d’analyse et les approches conceptuelles. Nous explorerons alors l’évolution récente des typologies des conditions et finalités de l’action publique territoriale (en suivant le champ théorique de la planification urbaine) afin de discuter d’une possible "boussole" des fabriques métropolitaines qui permettrait d’objectiver les débats et de mieux accompagner l’action dans ces mutations profondes.
Conférence MétroFabLab #1
Laurent Devisme — Comment exercer une critique de la fabrique métropolitaine ?
Alors qu’un nouveau partage idéologique semble à l’œuvre, opposant des métrophiles à des métrophobes, nous proposons de revenir plutôt aux enjeux d’un urbanisme descriptif : avec quels trucs et ficelles pour observer les transformations urbaines et professionnelles ? Dans quel état d’esprit et pour quels observables ? La critique revient alors à montrer ce qu’un regard hors des bonnes pratiques, attentif à l’ordinaire des activités comme aux déroutes de projet, permet de penser.